Poésies



  • FLOT

    L'encre de ma plume
    Je la puise dans le sang
    Et dans la sueur de ma peine

    Ma vie est une coupe pleine
    Dont le flot débordant
    Coule dans mes veines,
    Comme un Présent ?
    Pour les amours humaines.

    J'ai cherché le parfait
    Et ainsi je ruinais
    (mes yeux aveuglés)
    Bien des trésors ...
    Et c'est dans la misère
    Qu'Il est venu me réveiller.

    J'aime le vent... Regard d'enfant
    J'aime la foule ... Qui découvre
    J'aime la liberté ... Le Nom des choses.


  • CLÔTURE

    Mon viel amour
    Fermé comme une tour
    D'un vieux château hanté
    Par d'anciennes voluptés.

    Toi mon doux aimé
    Tu me teins par le doute
    Mais j'ai trouvé la route
    Que tu tenais cachée.

    Insupportable secret
    De ta douceur macabre
    Si vite gangrenée
    D'un personnage de marbre.

    Tu emportes avec toi
    Sans en avoir la clé
    Mon trésor et ma loi
    À jamais renfermée.

    En dormition.
    Notre monde. Histoire d'hier.
    Illusions.
    Reposent là. Lieu désert.


  • SONS INTÉRIEURS

    J'entend ta douleur
    Qui souffle entre tes rires.
    Dans les sons intérieurs
    Qui sonnent sans rien dire.

    Pardonne à ceux qui t'aiment
    De te prendre comme tu es.
    Lâche un peu ta peine
    A fuir ce que tu hais.


  • ILLUSIONS STUPIDES

    Comme elle était belle
    La vie qu'on rêvait.

    Ainsi va le monde
    Brume de douleur
    Océan de misère

    Et je t'aime encore
    Ombre de douceur
    Lieu de lumière ...


  • TEMPS LOURD

    Plus le temps passe et plus j'attends
    Comme un étang qui se prélasse
    Plus tu menaces et plus mon sang
    Ressemble à un printemps de glace.

    Que tu m'enlaces un seul instant
    Que tu dépasses en écoutant
    Les voix d'antan qui te surpasse.
    Dans une impasse où je me rends
    Car tu prétends qu'ici se passe
    L'amour déconcertant
    Dont j'ignore quil trépasse.


  • MUSIQUE DE MOTS

    Mon amour est majeur
    Note bien cette ardeur
    Sans rancoeur pour les jours
    Qui étaient en mineur ...

    La, mi tisse les sons de l'amour
    L'ami cite les tons de l'humour
    Mais viennent les noires douleurs
    De ces soirs sans couleurs
    Qui meurtrissent le cœur
    D'un espoir qui se meurt.

    Un joueur de troubadour
    Dont le cœur de velours
    Est joueur de tambour ...
    Comme un compte a rebours.

    Un chanteur d'histoire qui traînait dans les bars.
    Il aimait la vie en mélodie.
    Il aimait les femmes en symphonie,
    Il savait chanter la comédie.

    Il donne a la mélancolie
    Une émouvante harmonie
    Contre la peine il prend les armes
    Pour une larme, il s'alarme.


  • DIVERSION AVANT CONVERSION

    J'ai allumé des bougies
    Écouté le silence
    Goûté ton absence
    Comme une présence

    Je te regarde venir
    Et ta marche dévie
    Je m'abstiens de courir
    Tu es la Vie, ma vie.
    Je sais que tu es là
    Dans mes nuits mes non dits.


  • ADO SILENCE

    Un silence mortel
    La folie d'un amour enfantin
    Un cœur en lambeaux
    Des lambeaux de feu dans le cœur
    Des lambeaux inépuisables et désespérants
    Une attente constante, un espoir désespéré
    Des corbeaux en deuils chantent
    La tristesse des jours sans lendemains
    Mais elle brisera la mort de son rire grinçant
    Empoignant la vie d'une main brûlante
    Elle soulèvera les barrières de l'absence
    Amoureuse d'un esprit lointain
    Si près pour y penser, si loin pour le comprendre.


  • CONTRASTE

    T'as dans les yeux les clés du succès
    Et dans le cœur le poids d'un éléphant
    Qui brise tes élans, tu es un insatisfait,
    Toujours plus, toujours mieux, c'est tellement fatiguant.


  • CHOIX

    C'est toi ou le temestat
    C'est choix ou folie pour moi
    Tes pinces de petit prince
    M'entourent la cervelle
    Comme d'une enclume
    Aux traîtresses caresses.
    Elles pressent de ma moelle
    La détresse et le stress
    Une peur de l'absence
    dont l'essence est la vie.
    Toi sans méfiance tu glisses
    Au mirage de l'absente
    Dont l'essence est le vide.

    J'ai happé les effluves
    Des restes torrides
    De l'amour en déluge
    Sur un cœur si aride.

    v Et la cérémonie de l'amour
    Qui consume chaque jour
    Mon corps troubadour

    Comme pour une messe
    Oui je m'en confesse
    Brûlante du désir De l'unique délire
    Que je compose avec toi
    Dans le vertige de la foi
    Quand cet amour est roi
    Et je crois que je bois
    Au sang de ton émoi

    N'est pas la comédie fadasse
    Que tu joues comme un as
    Derrière ton âme fragile
    Ta tendresse d'argile
    ET tes yeux de glace
    Que je mire sur ta face
    Disent ton cœur qui casse
    Mais mon amour t'enlace


  • ILS SONT LÀ

    Arrivés avec leur poids de souffrance
    De désirs et des peurs intenses.
    De marcher sur les pavés gris du temps
    Un peu froissés par leurs parents,
    Eux mêmes héritiers de pensées de malchances.

    Et cherchant, eux aussi, un accomplissement
    Sans pourtant maîtriser le pourquoi le comment
    Mais gardant cependant des secrets saisissants.

  • SENTI MENTAL

    Qu'est ce que le sentiment
    Quand il ment au senti ?
    Au centuple il rend
    Le mal ressenti.
    Il incarne pourtant
    L'aspire et le temps.

    Quelle oublieuse je suis
    Il suffit d'être un accueil vibrant
    Des cadeaux de l'instants.

    Les cernes me cernent
    Et pourtant je discerne
    Sous cette fatigue sans scène
    Qu'à mon instar elles mènent
    Vers de belles hymens.

    Le corps et l'âme s'aiment
    Mais c'est l'esprit qui sème
    La vie comme une reine
    Dans un écrin de chaînes
    Ou les zèles de la haine
    Sont vaincus par les ailes
    De l'Amour Éternel.


  • HISTORIETTE

    Une histoire d'amour c'est mélodique
    Une histoire d'un jour c'est anarchique
    Une histoire d'une nuit c'est chaotique
    Une histoire de tout c'est une histoire de fou.

    Une histoire qui foire c'est dramatique
    Une histoire sans histoire c'est logique
    Une histoire qui dure c'est symphonique !

  • PARIS

    C'est vrai qu'Paris c'est fabuleux
    Ça change un peu de ma banlieue
    De Nancy est où j'ai grandi
    Après minuit tout l'monde au lit
    Mais à midi tout l'monde sortit
    Pour le repas à « la demie ».

    Tandis qu'ici c'est la grande vie
    Dans les rues on se ballade
    En mastiquant bien sa salade
    Puis on se rue dans les boutiques
    De fringues ou d'objets excentriques
    Puis on finit aux terrasses
    Café psycho et éclectiques ?


  • SEMENCE DU SEMEUR

    Les mots que l'on pense
    Sans les dire.
    Les maux que l'ont panse
    Sans le dire.

    Des mots ... démonstrations.
    Des modes et des motions
    Des modes de maux
    Émotions à la mode.

    Tout est temps
         Espace
              Et tant et tant
                   qui passe !
    Sans laisser de place
         à ce que rien ne remplace,
              Ni ne remplisse
                   Nos cœurs lasses.


  • La CROIX ?

    L'Être, et le verbe    Au prix du Lien,
    Le Père et le Fils    Leur lien, l'Esprit.

    Du Tout, on passe loin,
    Ou tout près, mais on revient !
    Avec ses touts, avec ses riens,
    De nos chemins, vers le Divin.


  • Á l'AMI

    Tu es space.
         Tu es temps.
              Tu es lent.
    Le seul Être me manque et je suis dépeuple.
                   Du TOUT.
    La seule lettre manque, un mot détourné ...

    Repères a refaire ... Porte passage,
    « Recadrage » pour une Rencontre.
    Source intérieure dans l'Ombrage
    Ombres de ton visagte, sans ages.
    Le noir si près de la lumière.


  • JE NE SUIS PAS INTELLIGENTE

    Juste un mot, un cercle, une ligne, une caresse, sur le papier me permet de dire, de la façon la plus pure, la plus juste, la plus brute, la plus vraie, la plus nue, ce à quoi je peux rendre la « grâce » de la beauté que j'ai interceptée en un instant.
    Une petite vision de sublime qui m'a saisie et que j'ai accueillie, comme une vase de verre fragile, transparent ...
    Une noce entre mon devenir et mon être. L'espace temps et l'infini joignent leur mains sur une feuille blanche.
    Voilà pourquoi je dessine et veut peindre !!! Tu compris amour, ami, compagnon, comp a mie.
    Compas mis ... En route !


  • FANTAISISTE CHERCHE STATUT SOCIAL

    Je suis fantaisiste ...
    Me dit-on
    Comment ?
    Comme ma grand mère ?

    Qu'est ce qu'une fantaisie ?
    Ce qui n'est pas normal ? Comment une « création » peut être normale ... ? Puisque nouvelle ?
    Surgie d'un être, élaborée par une personne d'une façon originelle, née d'une émotion, d'une idée venue de la terre, de la chair d'Adam, de l'esprit, d'une blessure. D'une erreur même !
    Une œuvre d'art, une découverte offerte au monde, une expérience chimique, une beauté révélée, une nouvelle couleur, une nouvelle vague, une nouvelle matière, un nouveau remède ... Une Bonne Nouvelle, un Évangile ...

    Il faut être fantaisiste pour mettre du sel sur la terre ... de la terre dans le ciel, du ciel sur la terre,
    Dieu crée chaque JOUR ... avec tout son compte de temps et tout son incontinuel d'éternité ...
    On est si petits ... !!! Mais Il veut nous Habiter ... Il a commencé par Son Fils. Ce fou ... d'amour ... si novateur.
    Faisons lui une maison !



  • CE QUE J'ATTENDS DE TOI ?

    Oh quand tu prends mon bras,
    Tu le tiens, tu le sens ?
    Cela a-t'il un sens ?

    Oui je suis comme sans toit
    Depuis que je suis née ? Mais on m'a bien donné
    Car j'ai de quoi aimer.

    En mon cœur sans loi
    Si ce n'est celle d'Amour
    On résonne et l'on vibre
    Comme un lieu de mémoire
    Dans une peau aléatoire

    D'être en terre
    Parfois, on fait la paire,
    Ou bien des affaires
    Mais il faut que ça chante
    Quelques soit notre route

    Ce que je veux de toi ?
    D'avoir plus de foi !
    D'audace et de souplesse
    Pour entendre la promesse

    Que la Vie t'a faite
    Une éternelle fête.
    Tu n'arriveras jamais
    A cette Vérité

    Si tu ne lâches pas
    Ce que tu veux saisir
    Car cela fait double emploi
    De vouloir retenir
    Ce qui est déjà a toi.

    De toi ce que j'attends ?
    Tes grands emportements !
    Que tu déploies tes ailes
    Agis avec ton zèle !

  • DÉPASSEMENT DE QUOTIDIEN SANS PERMIS

    Je veux saisir que chaque jour
    Entre maintenant et ma mort
    Me parle de la vie. Celle ici d'abord !
    Je veux savoir choisir

    Je crois bien qu'un jour je verrai la somme de mes actes, actions, mes peurs, mes désirs, mes envies, mes folies, mes blessures et déceptions et peines, mes passions, mes trahisons
    Mes luttes, mes chaînes, mes affections, mes maladies, mes relations a l'autre,

    Je serai face a mon indigence

  • RICHESSE DU PAUVRE

    Il n'est pas moins ardu d'être riche que pauvre
    Car le fond de notre être appelle l'Amour, avant le besoin.
    Appelle l'être avant la « chose ». Même quand ce n'est pas traduit en langage verbale ....

    La richesse que je désigne, n'est pas juste possession matérielle !
    La plénitude c'est prendre possession de ce que l'on a, y compris un handicap, pour en faire de la vie !
    Pour en faire de la beauté, un langage du cœur dont le message ressemble a : j'accueille ce qui m'est donné et en premier place mon humanité, mon être (mon histoire mes peurs mémoires et enregistrements et blessures ... bref )
    Pour moi être nanti c'est accueillir ce que l'on a ! À Noël ... On déballe son cadeau et on s'en s'amuse à le découvrir l‘utiliser à bon escient !
    Ou bien on regarde son frère déballer le sien en l'enviant d'avance ... !!! Donc on est envieux et frustré ! Et en fait l'autre « doit » avoir le rôle du créateur de sa souffrance ... Ouf c'est la faute a l'injustice de ce que lui, il a eu « plus de ... »
    Le nanti acquiert avec sa conquête (acquérir un savoir faire, une indépendance qui signifie « je n'ai pas besoin de toi » (ce qui n'exclut pas l'amour).
    Et quand l'enfant exprime cela à ses parents ... quelle insulte pour eux.

    Quand le surdoué (le génie) est en possession de son talent ... Qu'il crée, il donne ; il se réalise et semble n'avoir besoin de personne ? N'est t'il pas un sale riche ! ?

  • QUE LA VIE NE SOIT QUE FÊTE !

    Mais pour cela faites là !
    Et de recommencer ; ne soyons las ...
    Comme chaque matin être là ...
    Allons donc, allons jusqu'au Faite !

    Car l'espace-temps n'est qu'un état
    Une condition de voyage en incarnation
    Peur de manquer, ou de gagner nous expérimentons
    Car, en mémoire, nous disposons !

    De la plénitude d'où nous venons ,
    Le « de venir » nous donne un nom ;
    Celui de notre vocation ?
    C'est toujours association !

    Avec des notes, des hommes, des couleurs,
    La dissemblance appelle l'ouverture.
    Avec des sociétés ou bien des religions
    Des sentiments et des générations
    Petits humains en évolutions

    Nécessités de séparations pour unification
    Mouvement possible sans fusion
    Qui est Union sans mouvement et donc sans Vie
    Car la vie est Mot, Verbe et Mouvement
    De culture ,
    Mais entre
    Que si elle n'est détournée


  • L'OREUSE

    L'Oreuse est aventureuse
    De Thorigny à Gisy
    Et son humeur voyageuse
    Flâne à travers le pays
    Elle se fait vigoureuse
    pour passer à Fleurigny
    Mais elle devient tortueuse
    Car Saint Martin la dévie ...

    Elle coule coule, coule, le long, le long des plaines fleuries
    Elle roucoule, coule, pour tous ses moulins ravis.
    Elle chante, chante, chante, chante le jour et la nuit
    Car l'Oreuse est une amante et son amant c'est Gisy.


    Elle se fait bien pieuse , en arrivant à la Chapelle
    La pêche est miraculeuse dans les étangs qui l'appellent
    Mais c'est son lit qu'elle réclame
    Ce n'est pas qu'elle aime les pommes
    Mais la Pommeraie l'acclame
    Pour empêcher qu'elle se paume.

    Elle coule, coule, coule, le long des plaines fleuries
    Elle roucoule, coule pour tous ses moulins ravis.
    Elle chante, chante, chante ,chante le jour et la nuit
    Car l'Oreuse est une amante et son amant c'est Gisy.

    A Gisy elle décolle, elle a pourtant bien la trouille,
    On lui chante c'est la « Patrouille »
    Qui vole ! Mais elle reste cool.
    Elle coule droit vers l'Yonne
    Ce n'est pas qu'elle nous abandonne
    Mais ce qui la passionne
    C'est d'aller voir la Bourgogne !


  • LES ROSES SONT FANÉES

    Une jardin 'hier.

    Les roses sont passées !
    Disait la belle Charrey.
    En ce jour où je les attendais ... !
    Les voici comme décolorées ...

    Je les ai vues s'épanouir ,
    J'ai même tenté de les séduire
    Leur chantant « il faut encore dormir ».
    Pour garder votre fraîcheur !

    Mais les belles déjà en éveil
    On exhibé au premier soleil
    Leurs atouts colorés et éphémères,
    Comme pour éviter la fête des mères ... ?
    Ne pas finir « Coupées pour maman »
    En bouquet oublié sur un banc ...

    Oh les petites pimbêches !
    Elles ne veulent plus être peintes !
    Quitte à jouer les défuntes.
    Le long des allées aux couleurs
    Luxuriantes parées de toutes fleurs.

    Un jardins si vastes et si gracieux !
    Refléterait'il votre intérieur ?
    Oh belle jardinière ?

    Oh peintre d'un beau jour !
    Oh, sensibles interprètes de royaumes !
    D'ombres et d'aquacoles reflets,

    Luxe calme et volupté ...
    Ont trouvé bonne authenticité
    Résonance juste en cette diversité.
    Dans ces chemins de grâce et d'histoire
    La créativité en ces belles journées fût copieuse.

    Au jardins, des roses passées Ont laissé sur nos cœurs
    Un résurgence d'odeur
    Et l'éblouissement de la grâce

    Cette année parle d'horizon,
    Et de longs lacets que dessinent
    Tant l'Oreuse ,que de talentueux
    Inspirés par ces reflets.

    Les contacts de la lumière
    Les matières bois et pierre
    Les odeurs de sous bois ou de soleil.
    Espaces clairières et grands champs
    Ou larges plaines ou petits chemins.
 
   
 
 
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